Mourir sous les coups de son conjoint n’est pas acceptable.

L’Inspection Générale de la Justice a procédé à un état des lieux en France. Et analysé 88 dossiers d’homicides ou tentatives d’homicide dans le cadre de violences conjugales, définitivement jugés. Elle a  déposé un rapport au mois d’octobre 2019.

Il apparait que près de deux tiers des victimes avaient déjà subi des violences conjugales antérieurement. Des faiblesses dans le repérage et le traitement des violences conjugales sont pointées du doigt.

L’Inspection Générale émet 24 recommandations pour favoriser une meilleure réponse pénale face à une plainte ou une main courante de la victime, systématiser l’information de la victime à tous les stades de la procédure y compris après la sortie de détention de l’auteur, permettre une attribution facilité des « téléphones grave danger », systématiser le recours sous surveillance electronique de l’auteur en cas de violation des interdictions d’entrer en contact avec la victime.

A LIRE:

Mission sur les homicides conjugaux octobre 2019

http://www.justice.gouv.fr/publication/Rapport%20HC%20Publication%2017%20novembre%202019.pdf

Les braconniers du droit desservent les victimes d'accidents de la route

 

Seul un professionnel du droit ou relevant d’une profession assimilée est autorisé à exercer l’activité rémunérée d’assistance à la victime d’un accident de la circulation, y compris pendant la phase préalable non contentieuse.

La loi oblige l'assureur à aller au-devant des réclamations des victimes. L'assureur doit proposer à la victime ou à ses héritiers,  une indemnisation de ses  atteintes corporelles, dans les 8 mois de l'accident.

Pendant cette phase amiable obligatoire, la victime est trop souvent dirigée vers des pseudos associations de victimes ou des "conseils" qui ne sont ni avocats, ni professionnels du droit. Ils leur proposent une aide pour monter leur dossier et pour négocier le montant de l'indemnisation.

Cette prestation est payante et la victime de l'accident de la route paie un honoraire fixe ou au pourcentage. 

La Cour de Cassation tente de mettre un frein à cette pratique très contestable et interdite dans son arrêt du 25 septembre 2019. 

On ne le dira jamais assez : seuls les professionnels du droit et notamment les Avocats spécialisés ont le droit et la compétence pour assurer la meilleure défense des intérêts de la victime d'un accident de la route.

victime d'un accident

Le piéton victime d'un accident de la route est toujours indemnisé

 

Le piéton victime d'un accident de la route est automatiquement indemnisé même s’il a commis une faute à l’origine de l’accident.

Il en est de même pour le cycliste.

Si le cycliste brûle un feu rouge, consulte son téléphone portable, commet une infraction aux règles du Code de la route, ou circule à contre sens, il sera tout de même indemnisé.

Seule une faute inexcusable du piéton ou du cycliste prive le blessé de son droit à indemnisation.

L'indemnisation des vcictimes d'accidents de la route est en effet prévue par la Loi Badinter du 5 juillet 1985, qui fait une différebce entre le conducteur d'un véhicule et le passage ou non conducteur d'un véhicule à moteur.

La jurisprudence est cependant très favorable aux victimes, cyclistes et piétons, et ne les prive qu’exceptionnellement de leur droit à indemnisation.

La Cour de Cassation le juge dans un arrêt du 28 mars 2019. Elle refuse de retenir la faute inexcusable de deux cyclistes mineurs. Ils roulaient de nuit, sans lumières ni équipements de sécurité, sur une route départementale au lieu de la piste cyclable. Ils avaient conscience du danger puisqu’ils connaissaient parfaitement les lieux.

Malgré leurs fautes, ils ont été indemnisés.

 

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Village de la Justice : accident de la circulation avec un cycliste: Cliquer