L'aide alimentaire à ses parents

 

Normalement, ce sont les parents qui s'occupent des enfants.  Mais avec le temps, les rôles s’inversent, et c’est à nous de prendre soin d’eux. Parfois, à travers une aide alimentaire.

Les parents ont une obligation légale de subvenir aux besoins matériels de leurs enfants, même majeurs.  L'inverse est moins connu. Pourtant,  les enfants sont eux aussi légalement tenus d’une obligation alimentaire à l’égard de leurs parents, grands-parents, et même à l’égard de leurs beaux parents (parents de l’époux) pendant le mariage.

Cette obligation vise à aider le parent dans le besoin. L’enfant y sera obligé s’il dispose des moyens suffisants pour y subvenir. Le montant de l’aide est alors apprécié en fonction de ces deux éléments : les besoins de l’un, et les capacités de l’autre.

Si l’enfant ne peut payer l’aide alimentaire, le juge peut décider qu’il devra accueillir, nourrir et entretenir son parent. En pratique, cela reste très rare.
La jurisprudence a tout de même fixé des limites à ce principe, notamment en ce qui concerne la situation de besoin dans laquelle se trouve le parent.

Lorsque ce dernier, en situation de précarité, n’effectue aucune démarche pour rechercher un emploi par exemple, ou s’il s’est mis seule et par sa faute dans une situation de précarité, l’enfant ne sera pas tenu de lui verser une pension alimentaire, seloin un arrêt de la Cour d'Appel de Paris du   19 juin 2003.

Le juge peut apprécier si le parent a fait des dépenses excessives.  Autrement dit, un enfant n’aura pas à verser une aide à son parent dans le besoin qui n’aurait aucune gestion de son argent, en le dépensant aux jeux par exemple.


Qu’en est-il quand vos parents ne se sont jamais occupés de vous ?

Un arrêt de la cour d’appel de Paris a rappelé en 2016 qu’aucune obligation alimentaire n’était dûe à un parent qui aurait lui-même gravement manqué à ses obligations envers son enfant. Néanmoins il faut en établir la preuve, ce qui pose parfois difficulté.

 

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Le 30 juin 2023

 

 

 

Responsablité des parents pour les bêtises de leur enfant: Qui paie?

 

Blesser un camarade lors d’une bagarre dans la cour de récréation, faire tomber un coûteux vase chez des amis, accrocher la voiture des voisins avec son vélo… Nombreuses sont les situations où votre enfant peut causer un dommage, de nature à entrainer la responsabilité des parents pour les bêtises de leur enfant mineur.

Mais, en tant que parent, devez-vous toujours réparer les bêtises de votre enfant mineur ?

L’article 1242 du Code civil, dans son quatrième alinéa, pose le principe de la responsabilité des parents du fait de leurs enfants selon lequel « le père et la mère, en tant qu’ils exercent l’autorité parentale, sont solidairement responsables du dommage causé par leurs enfants mineurs habitant avec eux ».

Ainsi, les parents  sont tenus de réparer les bêtises de leur enfant mineur.

Toutefois, pour que vous soyez tenus responsables des dommages causés par votre enfant, 5 conditions cumulatives doivent être réunies :

  • -  lien de filiation entre le parent et l’enfant. L’exigence de ce lien de filiation exclut donc le reste de la famille.
  • - enfant mineur.
  • - exercice de l’autorité parentale. Si un seul des parents exerce l’autorité parentale, seul ce parent sera tenu de réparer le dommage causé par son enfant.
  • - cohabitation entre les parents et l’enfant: L'enfant doit résider avec son ou ses parents de manière habituelle. Le fait de confier son enfant à un tiers temporairement ne fait pas cesser la cohabitation. Ainsi, les parents demeurent responsables des faits de leur enfant même si ce dernier se trouvait à l’école, en colonie de vacances ou chez ses grands-parents lors de la survenance du dommage.
  • - Le fait de l’enfant doit être la cause du dommage. La Cour de cassation considère que le fait de l’enfant suffit. Il n'y a pas de notion de faute.  Même si l’enfant n’avait pas conscience de la portée de son acte, ses parents seront  obligés d’indemniser la victime dès lors qu’un dommage a été causé par leur enfant.

Les dommages causés par votre enfant peuvent être importants et avoir un coût considérable. Il vous est donc fortement conseillé de souscrire une assurance RC familiale couvrant votre responsabilité civile du fait des actes de votre enfant. En général, elle est automatique dans les contrats d'assurance habitation. Cette assurance ne couvre en revanche que les dommages que votre enfant cause à des tiers, et non ceux causés à vos propres biens.

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Le 18 avril 2023

La preuve des violences conjugales

 

 

Selon une étude menée par l’Observatoire national des violences faites aux femmes, parmi les femmes victimes de violences physiques, 18 % seulement déclarent avoir déposé une plainte et le chiffre tombe à 10 % suite à un viol. Ce dépôt de plainte  constitue le début d’un parcours judiciaire parfois  difficile pour la femme victime de violences conjugales.

Ainsi, sur 1 000 viols, seules 100 personnes porteront plainte :

  • Sur ces 100 plaintes, 73 seront classées sans suite par manque de preuve.
  • Sur les 27 mis en examen, 10 plaintes seront de nouveau classées sans suite par insuffisance de preuve et 16 seront requalifiées en délit mineur.

Face aux violences, un élément fait souvent difficulté : la preuve.

Pour que le recueil de la preuve soit optimal, il est important d’agir vite. Ainsi, si vous êtes victime de violence, il vous est fortement conseillé de consulter un médecin au plus vite afin qu’il établisse un certificat médical constatant vos blessures. De même, il serait souhaitable que vous preniez en photo la trace de vos coups, et que vous alliez rapidement porter plainte ou déposer une main-courante.

A cet égard, une application très intéressante a été développée pour aider la victime à sauvegarder et dater ses preuves. L’application HeHop disponible gratuitement sur smartphone a pour but de protéger et de sécuriser dans un « coffre-fort numérique » les preuves nécessaires à la constitution du dossier judiciaire : vidéos, photographies, enregistrement audio. Les fichiers ainsi capturés seront ensuite cryptés sur un serveur sécurisé permettant de récupérer les fichiers en cas de vol ou destruction du téléphone. Dans une procédure judiciaire, les médias ainsi récoltés constitueront des preuves tangibles.

Application HeHop: Cliquer

 

Village de la Justice: Article: Cliquer 

 

Le 11.07.2022